Conférence de presse du président de la république : Cacher les effets plutôt que de s’attaquer aux causes.

Tel Tartuffe pour Macron c’est : « cachez ces inégalités que je ne saurais voir » . Ainsi lors de sa conférence de presse d’hier, il annonce pour 2026 le retour de l’uniforme dans toutes les écoles de France pour « effacer les inégalités entre famille et créer les conditions du respect.» Le président de la république, ses ministres et sa minorité parlementaire préfèrent prendre des mesures qui cachent les effets plutôt que de s’attaquer aux causes réelles :

S’attaquer aux écrans et doubler les heures d’éducation civique comme si l’usage d’internet par nos enfants suffisait d’expliquer et de lutter contre les harcèlements, la violence et l’irrespect alors qu’il faudrait engager un vaste plan d’éducation aux médias et développer l’esprit critique.

Redorer la notion de travail en accentuant le salaire au mérite suffirait à redonner de la motivation au travail alors que la smicardisation des salariés est en route et qu’il faut poser la question des conditions et de la juste rémunération du travail.

Développer une politique de natalité en pensant que le congé parental pour les deux parents est la solution sans se poser la question des conditions de vie pour que les futurs parents soient sur d’avoir les moyens d’assurer l’avenir de leurs enfants notamment par une école de qualité et de proximité, par un pouvoir d’achat permettant d’offrir l’accès à la culture, aux vacances.

Penser qu’il suffira d’harceler les petits dealers chaque semaine pour assurer la tranquillité républicaine, sans se soucier de créer les conditions d’un mieux vivre ensemble dans les cités, alors qu’il faudrait également accentuer les politiques de prévention et d’insertion et d’embauche des jeunes.

Approuver le doublement de la franchise pour les médicaments afin de responsabiliser des malades qui ne peuvent même plus se soigner dignement dans des hôpitaux publiques exsangues sans se donner les moyens de taxer les super-profits des actionnaires afin qu’ils contribuent à la solidarité nationale et la rénovation de notre système de santé …

Réduire une politique écologique à l’achat d’une voiture électrique, sans se doter d’un véritable plan à long terme garantissant la baisse drastique des émissions à effet de serre en contraignant notamment l’industrie des énergies fossiles, c’est gager l’avenir de l’humanité au profit de quelques privilégiés.

Tout ceci sent la naphtaline, un grand bond en arrière à l’image de l’extrême droitisation de sa politique. La devise de ce gouvernement semble plus faire référence à la devise « Travail, famille, patrie » qu’à notre devise républicaine « Liberté, égalité, fraternité ». Le président et ses « collaborateurs » préfèrent mettre un voile pudique sur le pouvoir d’achat, les moyens pour l’école, la formation et l’insertion, une politique créative de la culture qui permettent une émancipation de la pensée, les partages des richesses et du temps de travail, le soutien à la vie associative pour dynamiser et redonner goût à l’investissement citoyen …

Il est plus facile de montrer du doigt les familles, les chômeurs, les salariés, les émigrés que de s’attaquer aux causes et d’aller chercher l’argent là où il est : dans les poches des actionnaires du CAC 40 et les plus grandes fortunes de France. Cette politique garantie surtout que les riches seront toujours plus riches et les pauvres toujours plus pauvres.